L'assistance vidéo à l'arbitrage, ou VAR, est un système par lequel une équipe d'arbitres analyse les images d'un match de football et signale une erreur manifeste à l'arbitre du terrain. Son périmètre est fermé : quatre situations de jeu peuvent être vérifiées, toutes les autres infractions lui échappent.
Ce qu'il faut retenir
- L'arbitrage vidéo ne revoit que quatre décisions : un but, un penalty, un carton rouge direct et l'identité du joueur sanctionné.
- Un second avertissement, un corner, une touche ou un coup franc mal accordé ne donnent lieu à aucune vérification, quelle que soit la faute commise.
- L'arbitre assistant vidéo ne décide de rien : il signale depuis sa cabine, l'arbitre du terrain tranche devant son écran.
- Le déclencheur est l'erreur manifeste, seuil fixé par le protocole de l'IFAB et de la FIFA dans les Lois du Jeu ; le hors-jeu, lui, se mesure au centimètre.
Ce qu'est l'assistance vidéo à l'arbitrage
La VAR est l'abréviation de video assistant referee, littéralement arbitre assistant vidéo. En français, la formule officielle est assistance vidéo à l'arbitrage, et le sigle anglais s'est imposé dans l'usage courant. Le dispositif figure dans les Lois du Jeu, le texte de référence édité par l'International Football Association Board, l'organisme qui fixe les règles du football et que l'on désigne par son sigle, l'IFAB.
Le principe tient en une phrase : une équipe d'arbitres visionne les images du match en direct et prévient l'arbitre central lorsqu'une décision lui paraît manifestement erronée. Ce n'est ni un tribunal, ni un système de recours ouvert aux clubs. Aucun entraîneur ne peut demander une vérification, aucun joueur ne peut réclamer un ralenti. La procédure part toujours de la cabine ou de l'arbitre lui-même.
Un point est souvent mal compris et il commande tout le reste : l'arbitre vidéo ne prend aucune décision. Il informe, il conseille, il propose parfois de regarder les images. La sanction, elle, reste toujours celle de l'arbitre principal, qui peut d'ailleurs maintenir son jugement après avoir revu la séquence. Cette répartition des rôles est écrite noir sur blanc dans le protocole de la FIFA et de l'IFAB, et elle explique pourquoi deux matchs peuvent connaître des issues différentes sur des actions très proches.
Qui travaille en cabine pendant un match
L'équipe d'assistance vidéo compte au minimum trois personnes, réunies dans une salle équipée d'écrans, parfois installée dans le stade et parfois dans un centre national qui traite plusieurs rencontres en même temps. Le premier est l'arbitre vidéo lui-même, un arbitre en activité ou récemment retiré, seul habilité à s'adresser à l'arbitre du terrain. Le deuxième est son adjoint, l'assistant de l'arbitre vidéo, qui suit le jeu en direct pendant que le premier examine une action passée. Le troisième est l'opérateur de ralenti, chargé de retrouver et de préparer les angles utiles en quelques secondes.
Tout ce monde travaille en communication audio permanente avec l'arbitre central. C'est ce lien constant qui explique une réalité peu visible du public : la très grande majorité des vérifications ne produisent aucune interruption. L'équipe contrôle chaque situation susceptible de changer le cours du match, conclut que la décision prise sur le terrain tient, et le jeu se poursuit sans que personne ne s'aperçoive de rien. Ces contrôles silencieux sont le fonctionnement normal du système, et non son exception.
Les quatre situations que le protocole autorise à revoir
Le périmètre de l'assistance vidéo est fermé. Le protocole énumère quatre catégories de décision, et rien d'autre ne peut faire l'objet d'une intervention, quelle que soit l'ampleur de l'erreur commise. Ce point est la source de presque tous les malentendus autour du dispositif.
Un but marqué, accordé ou refusé
C'est la situation la plus fréquente. L'équipe vidéo vérifie qu'aucune infraction n'a été commise dans la phase qui a mené au but : une main, une faute, un hors-jeu, une sortie du ballon en touche ou derrière la ligne de but. Elle vérifie symétriquement qu'un but refusé l'a bien été à bon droit. Le contrôle porte aussi sur le franchissement de la ligne, lorsque la technologie dédiée n'est pas installée sur le stade. Un but validé après vérification n'est pas un but accordé par la vidéo, c'est un but dont l'arbitrage a confirmé la régularité.
Un penalty accordé ou refusé
La deuxième situation couvre les deux sens : un penalty sifflé à tort et un penalty oublié. La vérification porte sur le point de contact, sur la position exacte de la faute par rapport à la surface, et sur la nature de l'action, qui peut se révéler être une simulation. Les fautes commises par le gardien font partie du champ couvert, au même titre que celles d'un défenseur de champ, et les règles particulières qui s'appliquent au gardien de but pèsent souvent sur l'appréciation finale. Une fois le penalty accordé, l'exécution elle-même peut également être contrôlée, notamment lorsque le gardien quitte sa ligne trop tôt.
Un carton rouge direct
Troisième situation, et sans doute la plus mal comprise : seule l'exclusion directe entre dans le périmètre. L'équipe vidéo peut signaler un geste violent que l'arbitre n'a pas vu, ou au contraire une exclusion prononcée sur une action qui ne la justifiait pas. Elle intervient aussi sur les fautes qui privent l'adversaire d'une occasion de but manifeste. Les conséquences dépassent la rencontre elle-même, puisque le nombre de matchs de suspension qui suit un carton rouge dépend de la nature du geste retenu par l'arbitre.
L'identité du joueur sanctionné
La quatrième situation est la plus rare et la plus technique. Lorsque l'arbitre avertit ou exclut un joueur en se trompant de personne, dans une mêlée de corps ou après une action confuse, la vidéo permet de rectifier. La faute n'est pas remise en cause, la sanction non plus : seul le destinataire change. C'est l'unique cas où l'assistance vidéo corrige une erreur d'attribution plutôt qu'une erreur d'appréciation.
Tout ce que l'assistance vidéo ne revoit pas
La liste des décisions exclues du dispositif est infiniment plus longue que celle des décisions couvertes, et c'est là que se logent la plupart des polémiques du week-end. Un corner accordé à tort, une remise en jeu donnée au mauvais camp, une faute non sifflée au milieu du terrain, un avantage mal appliqué : rien de tout cela ne peut donner lieu à une intervention, même si les images montrent une erreur flagrante.
Le cas du second avertissement est le plus contre-intuitif. Un joueur exclu pour un deuxième carton jaune ne peut pas voir sa sanction revue par la vidéo, alors qu'un joueur exclu directement le peut. La différence tient à la lettre du protocole, qui ne mentionne que l'exclusion directe. Deux joueurs quittent le terrain de la même manière, et un seul bénéficie du filet de sécurité.
| Décision | Revue par la vidéo |
|---|---|
| But accordé ou refusé | Oui |
| Penalty accordé ou refusé | Oui |
| Carton rouge direct | Oui |
| Erreur sur l'identité du joueur | Oui |
| Deuxième carton jaune | Non |
| Premier avertissement | Non |
| Corner, touche, coup franc | Non |
| Faute sans conséquence sur un but | Non |
Cette frontière n'a rien d'arbitraire. Elle vient d'un arbitrage assumé par l'IFAB entre la justesse et le rythme : ouvrir la vidéo à toutes les décisions du jeu reviendrait à hacher la rencontre pour un gain d'équité très faible sur des situations qui ne changent presque jamais le score.
L'erreur manifeste, le critère qui déclenche tout
Appartenir à l'une des quatre catégories ne suffit pas. Il faut en plus que la décision initiale constitue une erreur manifeste, traduction de la formule anglaise employée dans le protocole. L'idée est simple à énoncer et redoutable à appliquer : l'intervention n'est justifiée que si aucun arbitre raisonnable ne maintiendrait sa décision devant les images.
La conséquence est que le seuil n'est pas le même que celui d'une décision prise en direct. Un contact litigieux dans la surface, sur lequel deux observateurs de bonne foi se partagent, n'est pas une erreur manifeste : la vidéo laisse alors la décision du terrain telle quelle, et c'est le fonctionnement voulu du système. Beaucoup de reproches adressés à l'assistance vidéo portent en réalité sur ce seuil, et non sur son application.
Une exception importante existe pourtant. Le hors-jeu et le franchissement de la ligne de but sont traités comme des faits objectifs et non comme des appréciations. Quelques centimètres suffisent, il n'y a pas de zone de tolérance, et la notion d'erreur manifeste ne s'applique pas de la même façon. C'est ce qui explique ces buts annulés pour une position que personne ne pouvait juger à l'œil nu.
Jusqu'où l'arbitre vidéo remonte dans l'action
La question revient à chaque but annulé pour une faute survenue vingt secondes plus tôt. Le protocole définit une phase de possession offensive : l'examen remonte jusqu'au moment où l'équipe qui marque a pris le contrôle du ballon. Tant que cette possession n'a pas été interrompue, tout ce qui s'est produit à l'intérieur peut être vérifié, y compris une main commise plusieurs passes avant la conclusion.
À l'inverse, la phase se réinitialise dès que le ballon quitte le contrôle de l'équipe attaquante ou que le jeu s'arrête. Une récupération franche par la défense, un ballon en touche, un arrêt du jeu suffisent à fermer la fenêtre. Une faute commise avant ce point n'est plus examinable, même flagrante, même déterminante dans le déroulé de l'action.
La reprise du jeu joue le même rôle de verrou. Une fois le coup d'envoi donné après un but, l'arbitre ne peut plus revenir sur la décision, à quelques exceptions près que le texte énumère strictement, dont l'erreur d'identité et les fautes passibles d'une exclusion pour comportement violent. Cette règle explique pourquoi les équipes vidéo travaillent dans l'urgence entre le but et la remise en jeu.
Le déroulé d'une vérification, du contrôle au rectangle dessiné
Chaque situation entrant dans le périmètre fait l'objet d'un contrôle automatique, sans que l'arbitre ait à le demander. Si rien n'apparaît, l'équipe le confirme dans l'oreillette et le jeu continue. Si un doute sérieux existe, l'arbitre vidéo le signale et retarde la reprise le temps nécessaire, ce qui explique ces secondes suspendues où l'arbitre garde une main sur son oreillette sans rien siffler.
Trois issues sont alors possibles. L'arbitre peut accepter l'information et changer sa décision sans se déplacer, ce qui est la règle pour les faits objectifs comme le hors-jeu. Il peut se rendre à l'écran installé en bord de terrain pour revoir la séquence lui-même, procédure qu'il annonce en dessinant un rectangle avec ses index. Il peut enfin maintenir son jugement après avoir vu les images, et cette possibilité est loin d'être théorique.
Le geste du rectangle a une fonction précise qui dépasse le folklore : il informe le stade et les téléspectateurs qu'une décision est en cours de révision. Sans lui, l'assistance vidéo serait une boîte noire, et les changements de décision paraîtraient sortir de nulle part. Le même geste sert d'ailleurs à annoncer qu'une vérification a eu lieu et que la décision initiale est confirmée.
Pourquoi le ralenti peut tromper celui qui regarde
Le protocole distingue deux choses que le public confond volontiers. D'un côté les faits, qui se constatent : le ballon a-t-il franchi la ligne, le contact a-t-il eu lieu dans la surface, le joueur était-il en position de hors-jeu. De l'autre les appréciations, qui se jugent : l'intensité d'une charge, le caractère délibéré d'un geste, la position naturelle d'un bras.
Pour les premiers, le visionnage image par image est l'outil idéal, et c'est là que l'aide de la vidéo est la plus nette. Pour les secondes, le protocole recommande au contraire de regarder la séquence à vitesse réelle. La raison est perceptive et bien documentée dans les sports qui pratiquent le replay depuis longtemps : le ralenti allonge la durée apparente d'un contact et donne l'impression que l'auteur du geste a eu le temps de le choisir, ce qui pousse à surestimer son intention comme sa violence.
Le choix des angles pèse tout autant. Une main peut sembler décollée du corps sous une caméra placée dans l'axe et collée sous une caméra latérale, sans qu'aucune des deux images ne mente. C'est une limite structurelle de l'arbitrage par les images, et elle explique qu'une même séquence, revue par deux arbitres compétents, puisse encore donner deux décisions différentes. La technologie réduit l'erreur, elle ne supprime pas le jugement.
Le hors-jeu, un cas à part dans l'arbitrage vidéo
Le hors-jeu concentre à lui seul une grande partie du travail de l'assistance vidéo, et il obéit à une logique différente du reste. Comme il s'agit d'un fait mesurable et non d'une appréciation, la vérification consiste à figer l'image au moment exact où le ballon est joué, puis à comparer les positions. C'est justement ce travail qui a longtemps allongé les interruptions, puisqu'il fallait choisir la bonne image avant de tracer quoi que ce soit.
La détection semi-automatique, utilisée pour la première fois à grande échelle lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, a changé l'échelle du problème. Des caméras suivent de nombreux points du corps de chaque joueur plusieurs dizaines de fois par seconde, et un capteur placé dans le ballon date précisément l'instant de la frappe. Le système ne décide toujours pas à la place de l'arbitre : il lui signale une position, l'appréciation de l'action lui revient. Notre page consacrée à la règle du hors-jeu et à son arbitrage par la vidéo détaille ce mécanisme, et celle qui explique la règle du hors-jeu au football revient sur la distinction entre position et action.
Le football est arrivé tard sur l'arbitrage vidéo
Le recours aux images est loin d'être une invention du football. Le rugby s'appuie depuis longtemps sur un arbitre de télévision consulté pour valider un essai, le football américain a bâti tout un système de contestation autour du visionnage, le hockey sur glace vérifie ses buts par la vidéo et le tennis a confié le jugement de ses lignes à un dispositif de suivi de balle. Dans ces sports, la technologie s'est installée sans provoquer de crise durable.
Si le football a résisté plus longtemps, c'est d'abord une question de forme de jeu. Le rugby et le football américain se déroulent par séquences séparées par des arrêts fréquents, où une vérification s'insère naturellement. Une rencontre de football, elle, s'écoule presque sans interruption, et chaque suspension du jeu se remarque. Introduire un contrôle vidéo dans un sport continu revenait à toucher à son rythme, ce qui explique la longueur du débat qui a précédé son adoption.
La deuxième raison tient à la nature des décisions. Valider un essai ou une balle sortie relève du fait mesurable, alors que la majorité des décisions d'un arbitre de football sont des appréciations : une charge est-elle irrégulière, un bras est-il en position naturelle, un contact justifie-t-il une sanction. L'aide apportée par les images y est réelle mais partielle, et c'est cette différence de nature, plus que la technologie elle-même, qui alimente encore aujourd'hui la discussion.
De l'essai de 2016 à la Ligue 1
L'histoire du dispositif est courte. Après une phase d'essais engagée en 2016 dans plusieurs championnats et compétitions, l'IFAB a inscrit l'assistance vidéo dans les Lois du Jeu au printemps 2018. La Coupe du monde 2018 en Russie est devenue la première Coupe du monde masculine arbitrée avec ce système, sous l'autorité de la FIFA, ce qui lui a donné une visibilité mondiale immédiate.
Le championnat de France l'a adopté dans la foulée, pour la saison 2018-2019. Les autres grands championnats européens ont suivi selon des calendriers proches, avec des différences d'application qui subsistent encore : le seuil d'intervention, la longueur des vérifications et la communication vers le public ne sont pas identiques d'un pays à l'autre, alors que le texte de référence est le même.
Les évolutions se poursuivent. Des tests portent sur des formules allégées, notamment un dispositif de recours limité à la demande des entraîneurs, expérimenté dans des compétitions de jeunes et présenté comme une alternative accessible aux championnats qui ne peuvent pas financer une installation complète. D'autres travaux visent l'annonce des décisions au micro dans le stade, afin que le public entende la raison retenue.
Toutes les compétitions ne disposent pas de l'arbitrage vidéo
Le dispositif n'est pas universel, et cette inégalité d'équipement est rarement rappelée. Les grandes compétitions internationales et les épreuves de clubs organisées par l'UEFA, dont la Ligue des champions jusqu'à sa finale, fonctionnent avec l'assistance vidéo. En France, la Ligue 1 en bénéficie sur l'ensemble de la saison, tandis que les divisions inférieures et certains tours de coupe s'arbitrent sans aucun recours aux images.
La raison est matérielle avant d'être sportive. Chaque rencontre couverte suppose une régie, un opérateur de replay, des techniciens, des liaisons dédiées et des arbitres formés à ce poste précis, qui n'est pas celui d'un arbitre de terrain. Le coût est hors de portée d'un championnat amateur, et le protocole n'autorise pas de version au rabais : une compétition applique l'ensemble des exigences après approbation, ou se passe entièrement du système.
La conséquence est concrète pour les clubs français comme pour les autres. Un même incident, un bras au contact du ballon dans la surface ou une exclusion contestée, sera examiné dans une rencontre et jamais dans la suivante, sans qu'aucune règle du jeu n'ait changé entre les deux. C'est aussi ce qui explique l'intérêt porté aux formules allégées : elles visent à donner un droit de visionnage limité aux compétitions qui ne pourront jamais financer une installation complète.
Ce que le système a changé, et ce qu'on lui reproche
Le bénéfice est réel sur les erreurs les plus lourdes. Les buts entachés d'une main évidente, les penalties inventés, les exclusions prononcées sur le mauvais joueur ont fortement reculé, et ces situations décidaient parfois seules l'issue d'une rencontre. Sur le terrain, l'arbitre principal dispose d'un filet de sécurité qui change son rapport au risque dans les moments les plus tendus.
Les critiques portent sur trois points constants. Le premier est le rythme : l'attente d'une validation a modifié la célébration d'un but, désormais suspendue à un contrôle. Le deuxième est la constance, car des actions comparables aboutissent à des décisions différentes selon l'appréciation de l'erreur manifeste, ce qui déplace le débat au lieu de le clore. Le troisième tient à la lisibilité, le public ne sachant pas toujours pourquoi une action est revue quand une autre ne l'est pas, faute de connaître le périmètre des quatre situations.
À ces reproches s'ajoute une objection de fond, portée notamment par des supporters et des observateurs du jeu : l'assistance vidéo aurait déplacé la contestation plutôt que de la faire disparaître. On ne discute plus la vision de l'arbitre, on discute la définition de la faute, le tracé d'une ligne ou le choix de l'image. Le reste de nos analyses sur les règles et l'actualité se trouve dans notre rubrique football.
Questions fréquentes sur l'arbitrage vidéo
Qu'est-ce que la VAR en football ?
La VAR est l'assistance vidéo à l'arbitrage, un dispositif dans lequel une équipe d'arbitres visionne les images du match en direct et signale à l'arbitre central une erreur manifeste dans l'une des quatre situations prévues par les Lois du Jeu.
Dans quels cas utilise-t-on la VAR ?
Dans quatre cas seulement : un but marqué ou refusé, un penalty accordé ou refusé, un carton rouge direct, et une erreur sur l'identité du joueur sanctionné. Toute autre décision reste hors du périmètre du dispositif.
Comment fonctionne une vérification vidéo ?
L'équipe en cabine contrôle automatiquement chaque situation concernée. Si elle relève une erreur manifeste, elle prévient l'arbitre, qui peut modifier sa décision directement, aller revoir la séquence sur l'écran installé en bord de terrain, ou maintenir son jugement.
Quel est le rôle de l'arbitre vidéo ?
Il informe et conseille, il ne décide jamais. La sanction reste celle de l'arbitre principal, qui garde la possibilité de conserver sa décision initiale même après avoir regardé les images.
Pourquoi un deuxième carton jaune n'est-il pas revu ?
Parce que le protocole ne mentionne que l'exclusion directe. Un joueur exclu après deux avertissements ne peut donc pas voir sa sanction examinée, alors qu'un joueur exclu directement le peut.
Jusqu'où l'arbitrage vidéo remonte-t-il dans une action ?
Jusqu'au début de la phase de possession offensive, c'est-à-dire au moment où l'équipe qui marque a pris le contrôle du ballon. Dès que cette possession est interrompue ou que le jeu s'arrête, la fenêtre se referme.
Comment la VAR a-t-elle été mise en place ?
Après des essais engagés en 2016, l'IFAB l'a inscrite dans les Lois du Jeu au printemps 2018. La Coupe du monde 2018 a été la première Coupe du monde masculine arbitrée avec ce système, et la Ligue 1 l'a adoptée à partir de la saison 2018-2019.













